#31 Ce qu’on oublie quand on vit à deux

La part lumineuse du couple

Désir d'apprendre
3 min ⋅ 28/12/2025

Il y a un livre qui m’accompagne depuis quelques mois c’est Le Sel de la vie de Françoise Héritier. Une liste de moments minuscules, presque insignifiants, mais qui ravivent ce que la vie a de plus vibrant. Et en le relisant, je me suis dit : dans le couple aussi, on devrait se souvenir de ce qui va bien.

On passe l’année à réparer, analyser, chercher ce qui coince. Le désir qui s’essouffle, la communication qui accroche, les tensions qui s’invitent dans les interstices du quotidien. Mais il existe une autre part, discrète parfois mais essentielle et qu’on oublie de nommer : la joie.

Et avant même la joie, il y a cette question simple : pourquoi on est en couple ?

Parce que l’humain cherche un point d’appui. Un témoin de sa vie. Quelqu’un qui voit ce qui se passe derrière les portes closes, dans les jours minuscules, dans les efforts que personne ne remarque.
On se met en couple pour partager le poids, la charge, la joie, le découragement, la table du soir, la trajectoire d’une vie.
On se met en couple parce que le monde est plus supportable à deux. Parce qu’être deux, ce n’est pas seulement aimer : c’est tenir ensemble. Et c’est précisément dans cette tenue-là que la joie circule.

La joie d’être deux

La joie de prendre un café ensemble le matin.
La joie de marcher ensemble au soleil.
La joie de télétravailler côte à côte, chacun concentré mais ensemble.
La joie de regarder sans culpabilité un prime de la Star Ac un samedi soir.
La joie de faire un cours de sport à deux, Sissy Mua si tu me lis, t’es une queen !
La joie d’acheter de nouveaux coussins pour le lit… parce qu’on vieillit.
La joie de choisir ensemble la prochaine destination des vacances.
La joie de prévoir le prochain restot qu’on veut tester.
La joie de préparer le dîner ensemble après avoir couché Camille (merci Chat Gpt de nous faire utiliser les fonds de frigo avec des recettes simples certes, mais pas toujours délicieuses)
La joie de plier le linge en commentant la journée.
La joie de refaire le monde debout dans la cuisine.
La joie de passer chez le fromager s’acheter un bon fromage.
La joie d’une dispute minuscule réglée aussi vite qu’elle est arrivée.
La joie de rire du même truc sans se l’être expliqué.
La joie d’étendre les draps propres ensemble et de savoir que le soir on s’y glissera.
La joie de déplacer quelques meubles et de se dire “olalala c’est tellement mieux comme ça
La joie de se rejoindre au lit cinq minutes plus tôt juste pour parler.
La joie de ne rien planifier et de trouver ça parfait.

Tous ces moments ont un point commun : ils détendent

Ils ne demandent rien. Ils ne prouvent rien. Ils ne réparent rien. Ils créent un espace où le corps peut souffler. Et quand le corps souffle, il n’est plus en vigilance, il n’est plus en défense, il n’est plus sous pression.

Tout le reste existe. Les peurs, les creux, les moments où l’on n’y arrive plus. Mais ils ne disent pas tout de l’histoire. Ils ne disent jamais la totalité du lien.

La joie n’a rien d’extraordinaire. Elle se fabrique dans l’ordinaire. Dans les choix minuscules, les gestes impeccablement simples, les micro-moments dont on ne parle pas et qui pourtant tiennent le couple debout.

On oublie de célébrer ce qui va bien.
De remarquer ce qui soutient.
De regarder ce qui tient bon, même quand le désir, la fatigue ou la vie compliquent la route.

Bref la joie est une manière de s’aimer qui ne doit pas être discrète. Laissons-la exploser !

Pour conclure

On se retrouve début Février pour une nouvelle édition de DÉSIR D’APPRENDRE, et d’ici là prenez soin de vous 🧡
Je vous souhaite de merveilleuses fêtes de fin d’année et de belles vacances si vous en prenez.
Encore une fois un immense merci pour votre lecture, votre fidélité, et vos mots toujours si bienveillants.
Un immense merci à l’accueil apporté à mon programme Désir Vivant. Vous avez été super nombreux.se à vous l’offrir, et quel beau cadeau pour vous et votre couple !

Je vous souhaite un beau mois de Décembre et surtout, SURTOUT… de désirer et d’aimer pleinement.
Avec toute ma tendresse,
Gabrielle

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Désir d'apprendre

Par Gabrielle Adrian

Je suis Gabrielle Adrian, sexologue clinicienne et thérapeute de couple. J’ai fondé en 2020 une plateforme d’accompagnement en sexothérapie pour ouvrir des espaces où l’on peut parler de désir, de la sexualité, du lien, du couple, sans tabou, et avec douceur et clarté. Dans ma newsletter Désir d’apprendre, je vous écris chaque mois une réflexion sensible sur ce qui nous relie : le désir, la séduction, l’ennui, la frustration… bref, sur la vie dans tout ce qu’elle a de vibrant et de plus complexe. Merci pour votre lecture 🧡

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